Entrevue



Les enfants défavorisés et l'école : « Il faut égaliser les chances de succès »


Les jeunes issus de milieux défavorisés représentent une réalité souvent ignorée au Québec. Pour Sylvie Auger, directrice de l’école primaire Maria-Goretti, il est important de travailler à la réussite de ces jeunes qui ont un réel potentiel.

Quelle est la situation des jeunes en milieu défavorisé au Québec?
« Il y a beaucoup d’enfants provenant de ces milieux dans nos écoles. Pour les gens travaillant dans le système d’éducation, je ne crois pas que cette problématique soit oubliée. Les écoles tiennent compte de l’état socio-économique des parents, grâce à l’indice de milieu socio-économique (IMSE) et l’indice du seuil de faible revenu (SFR). On travaille à tous les jours avec les parents et les élèves, c’est une réalité qui est bien présente. »

En ce qui concerne le travail d’éducateur et de professeur, y a-t-il des différences à travailler avec des jeunes de ce milieu?
« C’est certain que le travail est différent. Des études ont montré que le niveau de scolarité des parents a une influence directe sur le niveau de scolarité de l’enfant. Pour un jeune issu d’un milieu plus pauvre, la situation peut être difficile par moments. Parfois les parents n’ont pas le temps de pousser leur enfant à se dépasser. L'enseignant doit donc trouver des moyens d’intéresser et de motiver ses élèves, les pousser à croire en leurs moyens. »

De quelle façon les écoles peuvent-elles venir en aide aux élèves issus d’un milieu pauvre?
« Le ministère de l'Éducation, du loisir et du sport travaille avec les indices de défavorisation (IMSE et SFR) pour allouer le financement nécessaire aux écoles. Ces sommes permettent d’offrir différents services ou de mettre sur pied des programmes spéciaux. Ici, les subventions visent à offrir un service de collation pour les jeunes qui ont faim. La Fondation Canadian Tire nous aide également à offrir gratuitement des activités parascolaires et sportives à nos jeunes. »
Pour Mme Auger, il importe de stimuler l’enfant dès son plus jeune âge.
Une mission qu’elle poursuit tous les jours.

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