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C’est dans le secteur Basse-Ville—Limoilou—Vanier où la monoparentalité est la plus présente, touchant 43 % des familles, en 2007. La revitalisation du quartier Saint-Roch, débutant dans les années 1990, ne semble pas avoir d'influence sur ce phénomène.

Selon la Société d’habitation du Québec, les familles monoparentales constituent une partie importante des habitations à loyer modique (HLM). Ces familles représentent une des situations les plus précaires.

Les écoles sont classées selon deux indices de défavorisation : l’indice de milieu socio-économique (IMSE) et l’indice du seuil de faible revenu (SFR). Ces deux repères permettent à l'État d’allouer les sommes monétaires nécessaires à l’épanouissement des élèves.

Il est important de stimuler les enfants défavorisés le plus tôt possible. Certaines écoles offrent la maternelle dès l’âge de quatre ans afin d’intéresser les jeunes. « Le potentiel est là, il ne reste qu’à l’exploiter », mentionne Sylvie Auger, directrice de l’école Maria-Goretti.

Selon une étude en psychologie de l’Université Concordia, les enfants issus de milieux défavorisés risquent davantage d’abandonner leurs études. « Les conditions socioéconomiques précaires produisent des effets néfastes à long terme », explique l’auteure principale, Lisa A. Serbin.

Selon Sylvie Auger, directrice de l’école Maria-Goretti, les garçons issus de milieux défavorisés sont plus enclins au décrochage scolaire. Ces derniers associent la réussite personnelle au travail, et non à l’école.

L’enfance dans la pauvreté est semée d'embûches. Dès son jeune âge, l’enfant se compare aux autres mieux nantis, ce qui n’est pas sans conséquence sur son estime personnelle. À l’arrivée au secondaire, cela peut faire place à la discrimination de ses pairs.

L’enfant ne possède pas toujours les ressources nécessaires pour s’exprimer et parler de ses problèmes. Pour contrer la solitude, la Maison des Enfants de Saint-Roch a pour mission la création d’un lieu de partage et de conversation.

Les familles à faible revenu n’ont pas toujours les moyens d’offrir des jouets et du matériel scolaire à leurs enfants. Plusieurs organismes viennent en aide aux familles, dont la Corporation du Noël des enfants de la Société Saint-Vincent de Paul, qui permet chaque année l’épanouissement des jeunes grâce à de nombreux dons.

En 2007, selon le ministère de la Santé et des Services sociaux, 22 % des familles avec des enfants de moins de 18 ans étaient monoparentales dans la Ville de Québec. Les familles avec deux parents, quant à elles, sont moins exposées à la pauvreté.

« Le fait d’aborder les problèmes comportementaux ou scolaires d’un enfant démuni sur le plan économique peut atténuer, sans toutefois l’éliminer, le risque qu’une fois adulte, il élève ses propres enfants dans la pauvreté », explique Mme Sherbin, professeure à l'Université Concordia.

Le fait de grandir dans la pauvreté joue sur le développement du cerveau. Les fonctions exécutives telles que l’auto-régulation, la planification et la maîtrise des émotions sont affectées.

Plusieurs enfants vont à l’école tous les matins le ventre vide. Heureusement, plusieurs écoles et organismes sociaux offrent des services de collation ou de déjeuner, tel que le Pignon bleu.

En 2003, selon le gouvernement du Québec, 12 % des jeunes Québécoises et des jeunes Québécois de 12 à 19 ans vivaient en situation d’insécurité alimentaire. Cela peut avoir des conséquences sur la trajectoire scolaire et sociale de l'enfant.

La pauvreté affectant les enfants québécois est une réalité qui ne saurait être ignorée. Il existe plusieurs organismes pour venir en aide aux familles dans le besoin, mais il faut avant tout être au courant de cette problématique.

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